+ TOUS LES MUSÉES DE LA VILLE DE PARIS

DéCOUVREZ LES 14 MUSéES DE LA VILLE DE PARIS

» Fermer
Jean-Baptiste-Camille Corot - Marietta, dite L’odalisque romaine
Jean-Baptiste Carpeaux - Mademoiselle Fiocre
Louis-Ferdinand  Lachassaigne - Vase - Van Dyck peignant son premier tableau
Charles Durand dit Carolus-Duran - Mademoiselle de Lancey
Jean-Auguste-Dominique Ingres - François 1er reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci
Eugène Delacroix - Combat du Giaour et du Pacha
Jacob Mardochée dit Jacob-Petit - Pendule au mameluk
Jean-Baptiste Carpeaux - Buste de Samuel Welles de La Valette
Gustave Courbet - Courbet au chien noir
Édouard Manet - Portrait de Théodore Duret
Louis Léopold Boilly - Portrait de mademoiselle Athénaïs d’Albenas
Paul Gauguin - Vieil homme au bâton
Jean-Baptiste Carpeaux - Ugolin
Jan  Van Beers   - Les funérailles de Charles le Bon, Comte de Flandre, célébrées à Bruges dans l’église Saint-Christophe le 22 avril 1127
Gustave Courbet - La sieste pendant la saison des foins (montagne du Doubs)
Alfred de Dreux - Portrait de Monsieur et Madame Mosselman et de leurs deux filles
Jean-Désiré Ringel d'Illzach - Portrait de Jeanne et Mme Albert Dammouse
Octave  Penguilly L’Haridon  - Côtes de Belleville
Gustave Doré - La Vallée de larmes
Gustave Doré - L’Ascension
Camille  Pissarro - Le Pont Royal et le Pavillon de Flore

Marietta, dite L’odalisque romaine

Jean-Baptiste-Camille
Corot
Paris, 1796 – Paris, 1875
Rome, 1843
Huile sur papier marouflé sur toile
H. : 29,3 ; L. : 44,2 cm

Marietta pose dans l’atelier d’Achille Benouville où s’installe Corot lors de son troisième et dernier séjour à Rome. Travaillée en frottis transparents, laissant apparaître le tracé initial du crayon, l’œuvre est une subtile déclinaison d’ocre rose, de brun, de blanc et de vert pâle.
Ce dépouillement contribue au caractère unique de cette étude qui témoigne de la diversité des moyens picturaux de Corot.

Le jeune Corot étudie la peinture auprès des paysagistes néo-classiques Achille Michallon et Jean-Victor Bertin. Avec l’aide financière de ses parents, commerçants à Paris, il peut voyager librement. Il parcourt ainsi la France, fait trois séjours en Italie, découvre la Suisse, les Pays-Bas et l’Angleterre. Il est parmi les premiers adeptes du plein air à travailler dans la forêt de Fontainebleau.

Ce parisien habite une partie de l’année à Ville-d’Avray, dont il rend célèbre l’étang qui borde la maison familiale. Baudelaire, Gautier et Champfleury défendent cet artiste original qui associe de manière inédite réalisme et invention poétique. Bientôt Corot élargit sa vocation initiale de peintre de paysage et donne plus d’importance  à la figure, la femme devenant l’un des thèmes centraux de ses oeuvres dans les années 1860. Les études de nu faites en atelier trouvent ainsi leur finalité dans des compositions élégiaques.

La publication en 1905 du Catalogue raisonné de Corot par Alfred Robaut a fait évoluer la compréhension de l’œuvre du paysagiste, tout en révélant l’importance du peintre de figures, dont Degas disait « Il est toujours le plus fort, il a tout prévu ».
I. C.

Marques Inscriptions Poinçons : 
Cachet de la vente Corot en bas à gauche
Numéro d'inventaire: 
PDUT01158
Numéro d'inventaire : PDUT01158
Mode d'acquisition : Achat, 1934
Salle 15. Carpeaux et le portrait
Section : XIXe siècle
Passer votre souris sur l'oeuvre pour la voir en détail.