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Jean-Baptiste-Camille Corot - Marietta, dite L’odalisque romaine
Jean-Baptiste Carpeaux - Mademoiselle Fiocre
Louis-Ferdinand  Lachassaigne - Vase - Van Dyck peignant son premier tableau
Charles Durand dit Carolus-Duran - Mademoiselle de Lancey
Jean-Auguste-Dominique Ingres - François 1er reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci
Eugène Delacroix - Combat du Giaour et du Pacha
Jacob Mardochée dit Jacob-Petit - Pendule au mameluk
Jean-Baptiste Carpeaux - Buste de Samuel Welles de La Valette
Gustave Courbet - Courbet au chien noir
Édouard Manet - Portrait de Théodore Duret
Louis Léopold Boilly - Portrait de mademoiselle Athénaïs d’Albenas
Paul Gauguin - Vieil homme au bâton
Jean-Baptiste Carpeaux - Ugolin
Jan  Van Beers   - Les funérailles de Charles le Bon, Comte de Flandre, célébrées à Bruges dans l’église Saint-Christophe le 22 avril 1127
Gustave Courbet - La sieste pendant la saison des foins (montagne du Doubs)
Alfred de Dreux - Portrait de Monsieur et Madame Mosselman et de leurs deux filles
Jean-Désiré Ringel d'Illzach - Portrait de Jeanne et Mme Albert Dammouse
Octave  Penguilly L’Haridon  - Côtes de Belleville
Gustave Doré - La Vallée de larmes
Gustave Doré - L’Ascension
Camille  Pissarro - Le Pont Royal et le Pavillon de Flore

François 1er reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci

Jean-Auguste-Dominique
Ingres
Montauban, 1780 – Paris, 1867
1818
Huile sur toile
H. : 40 ; L. : 50,5 cm

Suite au séjour à Rome comme pensionnaire de l’Académie de France, Ingres reste en Italie jusqu’en 1824. Le peintre vit alors grâce aux commandes de portraits et réalise, pour une clientèle privée, de petites scènes à sujet historique.

Il peint la mort de Léonard dont François Ier recueille les derniers soupirs pour le comte de Blacas, ambassadeur de Louis XVIII et personnalité influente sous la Restauration. L’œuvre, d’esprit troubadour, s’inspire librement de  l’histoire de France envisagée sous l’angle de l’anecdote édifiante.

On sait que Léonard, venu en France à l’invitation de François Ier, est mort à Amboise en 1519. L’épisode, sans doute fictif, de sa mort en présence du roi est extrait des Vies de Vasari. Cet ouvrage, paru en 1550, célèbre l’excellence de la peinture italienne selon une courbe ascendante partant de Cimabue pour arriver à Michel-Ange et Raphaël.

Ayant interrompu ses études très jeune, le peintre s’appuie d’avantage sur son exceptionnelle mémoire visuelle que sur ses connaissances littéraires pour composer des sujets historiques. Divers tableaux célèbres exposées au musée du Louvre lui ont en effet servi de modèles pour représenter les personnages de la scène. Le recours à la citation iconographique se décèle ainsi aisément dans le visage de François Ier transposé du portrait peint par Titien en 1538. La figure de Léonard mourant est en revanche une création typiquement « ingresque » avec sa torsion expressive du cou et son chromatisme subtil.

A la manière du théâtre romantique, Ingres associe dans une même scène l’émotion sublime inspirée par la mort du héros et le divertissement avec des personnages plus anecdotiques qui restituent le pittoresque d’une époque.
I. C.

Marques Inscriptions Poinçons : 
Signé et daté en bas à gauche : Ingres Pint. 1818
Numéro d'inventaire: 
PDUT01165
Numéro d'inventaire : PDUT01165
Mode d'acquisition : Achat, 1968
Salle 24. Ingres et l'art troubadour
Section : XIXe siècle
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