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Jean-Baptiste Carpeaux - Mademoiselle Fiocre
Louis-Ferdinand  Lachassaigne - Vase - Van Dyck peignant son premier tableau
Charles Durand dit Carolus-Duran - Mademoiselle de Lancey
Jean-Auguste-Dominique Ingres - François 1er reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci
Fernand Pelez - La Mort de l'empereur Commode
Eugène Delacroix - Combat du Giaour et du Pacha
Jacob Mardochée dit Jacob-Petit - Pendule au mameluk
Jean-Baptiste Carpeaux - Buste de Samuel Welles de La Valette
Gustave Courbet - Courbet au chien noir
Édouard Manet - Portrait de Théodore Duret
Louis Léopold Boilly - Portrait de mademoiselle Athénaïs d’Albenas
Paul Gauguin - Vieil homme au bâton
Jean-Baptiste Carpeaux - Ugolin
Jan  Van Beers   - Les funérailles de Charles le Bon, Comte de Flandre, célébrées à Bruges dans l’église Saint-Christophe le 22 avril 1127
Gustave Courbet - La sieste pendant la saison des foins (montagne du Doubs)
Alfred de Dreux - Portrait de Monsieur et Madame Mosselman et de leurs deux filles
Jean-Désiré Ringel d'Illzach - Portrait de Jeanne et Mme Albert Dammouse
Octave  Penguilly L’Haridon  - Côtes de Belleville
Gustave Doré - La Vallée de larmes
Gustave Doré - L’Ascension

Combat du Giaour et du Pacha

Eugène
Delacroix
Charenton Saint-Maurice, 1798 – Paris, 1863
1835
Huile sur toile
H. : 73 ; L. : 61 cm

Le Combat du Giaour et du Pacha, peint par Delacroix en 1835 s’inspire d’un passage des contes orientaux de Byron publiées en 1814 sous le titre The Giaour, a fragment of a turkish tal.
L’histoire relate les amours contrariés d’un vénitien, le Giaour - terme qui désigne l’infidèle pour les musulmans - et d’une esclave, Leila, appartenant au sérail d’Hassan, chef militaire d’une province turque. Leila, qui a manqué à la fidélité qu’elle devait au pacha Hassan est jetée à la mer. Son amant, le Giaour, la venge en tuant Hassan.

Byron incarne tant par sa vie indépendante et intrépide que par une oeuvre littéraire qui s’adresse au cœur et à l’imagination, le héros romantique par excellence. Ses voyages dans les pays islamisés du pourtour méditerranéen ont ouvert à Delacroix les portes de l’Orient. Le poète meurt en 1824, à 36 ans, près de Missolonghi, alors qu’il s’engage aux côtés des Grecs contre la domination turque.

La mort d’Hassan fait délibérément écho à la lutte des Grecs pour leur indépendance menée avec l’aide de la France, de l’Angleterre et de la Russie de 1820 à 1830. Alors que le poème de Byron met en scène deux troupes animées d’une même fureur, Delacroix choisit d’isoler les deux rivaux pour les représenter dans un duel dont la violence reste fidèle au récit.  Delacroix s’est également servi de ses souvenirs de voyage au Maroc. Les détails des costumes et des harnachements conservés dans ses carnets de croquis et repris pour la scène du combat mettent en valeur la richesse de sa palette rouge et or. Delacroix excelle à dépeindre un corps à corps d’une grande intensité visuelle où l’homme et l’animal sont étroitement associés.
I. C.

Marques Inscriptions Poinçons : 
Signé et daté en bas à droite, Eug. Delacroix, 1835
Numéro d'inventaire: 
PDUT01162
Numéro d'inventaire : PDUT01162
Mode d'acquisition : Achat, 1963
Oeuvre non exposée actuellement
Section : XIXe siècle
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