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Jean-Baptiste Carpeaux - Mademoiselle Fiocre
Louis-Ferdinand  Lachassaigne - Vase - Van Dyck peignant son premier tableau
Charles Durand dit Carolus-Duran - Mademoiselle de Lancey
Jean-Auguste-Dominique Ingres - François 1er reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci
Fernand Pelez - La Mort de l'empereur Commode
Eugène Delacroix - Combat du Giaour et du Pacha
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Jean-Baptiste Carpeaux - Buste de Samuel Welles de La Valette
Gustave Courbet - Courbet au chien noir
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Louis Léopold Boilly - Portrait de mademoiselle Athénaïs d’Albenas
Paul Gauguin - Vieil homme au bâton
Jean-Baptiste Carpeaux - Ugolin
Jan  Van Beers   - Les funérailles de Charles le Bon, Comte de Flandre, célébrées à Bruges dans l’église Saint-Christophe le 22 avril 1127
Gustave Courbet - La sieste pendant la saison des foins (montagne du Doubs)
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Jean-Désiré Ringel d'Illzach - Portrait de Jeanne et Mme Albert Dammouse
Octave  Penguilly L’Haridon  - Côtes de Belleville
Gustave Doré - La Vallée de larmes
Gustave Doré - L’Ascension

Ugolin

Jean-Baptiste
Carpeaux
Valenciennes, 1827- Courbevoie, 1875
1862 ?
Plâtre patiné
H. : 195 ; L. : 150 ; P. : 110 cm

Ugolin achevé en 1861 couronne la fin des études de Carpeaux à l’Académie de France à Rome. Ce groupe magistral n’est plus l’œuvre d’un élève. Ni les Français de Rome, ni l’administration parisienne des Beaux-Arts ne s’y trompent, ils soutiennent l’artiste dans cette entreprise démesurée.
Le sujet est tiré de la Divine Comédie de Dante : le poète décrit Ugolin tyran de Pise, enchaîné et muré dans la tour de la Faim avec sa progéniture (Chant XXXIII). En le voyant se mordre les mains de désespoir, ses enfants lui proposent, par piété filiale, de les dévorer…
L’œuvre revendique des emprunts aux grands modèles de la sculpture : l’enchevêtrement des corps s’inspire d’un célèbre groupe antique, le Laocoon du Belvédère ; la musculature et l’expression d’Ugolin rappellent Michel Ange. Chacun des éléments a fait l’objet de multiples croquis et esquisses, mis en forme dans une composition pyramidale et tournoyante. Dans cet Ugolin désespéré, on croit reconnaître Carpeaux, artiste déjà tourmenté par la création, les dettes et l’administration…
Du plâtre original de 1861, l’Etat commandera un bronze en 1862 (Musée d’Orsay). L’exemplaire du Petit Palais aurait été patiné par Carpeaux lui-même, pour étudier l’aspect définitif de l’œuvre avant la fonte.
A. S.

Numéro d'inventaire: 
PPS01573
Numéro d'inventaire : PPS01573
Mode d'acquisition : Don Louise Clément-Carpeaux, fille de l’artiste, en 1938
Salle 14. Jean Baptiste Carpeaux
Section XIXe
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