La Femme au singe
Camille Alaphilippe se passionne dès son séjour à la Villa Médicis en
1901 pour les possibilités de la céramique.
En 1914, il sera d’ailleurs
directeur de la manufacture de grès flammés d’Alexandre Bigot à Mer
(Loir-et-Cher), qui produit essentiellement de la céramique
architecturale.
La Femme au singe est composée d’un assemblage audacieux d’éléments de bronze doré (la tête et les mains) et de plaquettes de grès émaillées, montées sur une structure de bois et de fer, tenues par un mortier de brique pilé, les joints étant réalisés en plâtre coloré.
Hiératique et mystérieuse, l’œuvre doit autant à l’image symboliste de la femme fatale tenant enchaîné un adorateur, qu’à une inspiration néo-médiévale propre à l’auteur.
L’ensemble forme une sorte d’objet d’art gigantesque, dont la forme séduisante et les couleurs chatoyantes font oublier l’exploit technique et l’ingéniosité de cet artiste encore méconnu.
A. S.

















