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Le travail de l’ivoire est très apprécié par les dignitaires religieux et laïques durant tout le  Moyen Age. En revanche, les diptyques – petits retables à deux volets – sculptés dans ce matériau ne se rencontrent guère avant le règne de saint Louis et ne deviennent courants qu’au XIVe siècle.

C’est alors que les fastueux amateurs d’art que sont les princes de la famille de Valois, le roi Charles V et ses frères – notamment le duc de Berry – acquièrent les ivoires avec passion. Dans la collection de Charles V a très probablement figuré un diptyque du Louvre, où l’on a pu observer des parentés de composition et de style avec celui du Petit Palais et d’autres conservés au Louvre même, à Madrid, Lisbonne, Londres, Berlin, New York, Baltimore et Minneapolis. La mort du roi en 1380 constitue donc un précieux repère chronologique de l’activité de l’atelier auquel on a donné, par convention, le nom d’atelier de la Passion du Christ.

Les deux feuillets du diptyque, en ivoire d’éléphant, sont divisés en trois registres superposés par des arcatures trilobées à crochets. Les scènes illustrent la vie et la Passion du Christ. A gauche : l’Ascension, l’arrestation du Christ et la pendaison de Judas, l’Annonciation et la Nativité ; à droite : la Pentecôte, la Crucifixion et la Résurrection, l’Adoration des Mages.

La production de l’atelier est caractérisée par l’élégance des personnages et la souplesse soyeuse des drapés. Les visages sont assez typés : long nez droit et pommettes saillantes des hommes, joues pleines et menton pointu des femmes. Pour être très proches, les œuvres ne sont pas identiques. Ainsi, les drapés du diptyque du Louvre présentent-ils des plis plus creusés et verticaux que ceux du Petit Palais, où le manteau des personnages s’enroule autour de la taille en une sorte de retombée en tablier, en reprenant une formule surtout développée dans la sculpture et l’enluminure de la première moitié du XIVe siècle.

P. L.

Base des collections des musées de la Ville de Paris

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