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Peu après son échec au Prix de Rome, Géricault part pour l’Italie, en octobre 1816. A peine arrivé à Rome, il visite la chapelle Sixtine pour y admirer les fresques de Michel-Ange. Mais c’est surtout dans les rues que le jeune peintre trouve son inspiration.

Critique envers la routine de l’École de Rome, le jeune Géricault reste à l’écart de la communauté artistique française. Il revient à Paris, dès l’automne 1817, et y entreprend son oeuvre monumentale, Le Radeau de la méduse (1819, Paris, musée du Louvre).

Le Paysage au tombeau, dont la genèse comme la destination restent énigmatiques, fut sans doute peint avec deux autres grands paysages en 1818, lorsque Géricault rentre en France. La vaste perspective ponctuée d’éléments d’architecture est conforme aux règles du paysage composé héritées de Poussin. Il en émane cependant une impression d’inquiétude et d’étrangeté significative d’une sensibilité nouvelle annonciatrice du Romantisme.

Les montagnes visibles dans le lointain, évoquent la barrière des Alpes que les voyageurs doivent franchir pour gagner l’Italie. Le ciel nuageux donne une tournure dramatique au site escarpé dominé par une architecture en ruine. Le bâtiment perché sur un éperon rocheux reprend le plan circulaire du tombeau antique de Cecilia Metella. L’embarcation vers laquelle se dirige le couple apeuré rappelle la barque de Charon, qui dans la mythologie reçoit les âmes des morts et leur fait traverser le fleuve Achéron. Au centre de la composition, un pilori où sont exhibés des membres humains, se réfère avec un réalisme morbide au supplice infligé aux brigands qui rançonnaient les routes du sud de l’Italie.

Abordant pour cette unique fois le paysage, Géricault manifeste déjà la profonde originalité de son art, qui fit l’admiration de la génération romantique.

I. C.

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