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 Anonyme - Chaise à porteurs
François Boucher - La danse du petit chien
Jean-Baptiste Greuze - Un berger qui tente le sort pour savoir s’il est aimé de sa bergère
Hubert Robert - La Blanchisserie
 Jean Moisy (horloger) et Jean-Claude Chambellan dit Duplessis (orfèvre) - Pendule à orgues au concert de singes
Hubert Robert - Lavandières dans un parc
 Adrien Delorme et Pierre Roussel - Commode
Giambattista  Tiepolo - Alexandre et Bucéphale
Nicolas Sageot - Table bureau dit bureau Mazarin
Claude Joseph Vernet - Les Cascatelles de Tivoli
Jean-Honoré Fragonard - Jérôme de La Lande
 Manufacture de Beauvais  - Tapisserie : Psyché conduite par Zéphyr dans le palais de l'Amour et Psyché montrant ses richesses à ses sœurs
Roger Van der Cruse dit  La Croix (RVLC) - Meuble combiné : commode à battants - secrétaire en tiroir - armoire (à rideaux)
Jacques Louis David - La mort de Sénèque

La mort de Sénèque

Jacques Louis
David
1748, Paris- 1825, Bruxelles
1773
Huile sur toile
H. 123 cm ; l. 160 cm

Le philosophe romain Sénèque, accusé d’avoir participé à une conjuration contre l’empereur Néron, a reçu l’ordre de se suicider.

Sénèque accepte la sentence et sa femme choisit de mourir avec lui. Les époux s’ouvrent les veines, mais la mort tarde à venir. Sénèque demande alors aux servantes d’éloigner sa femme pour éviter que l’un ne faiblisse à la vue des souffrances de l’autre. Pauline survivra, épargnée par l’empereur. Un médecin entaille les chevilles du philosophe pour que le sang coule plus vite et un esclave lui présente du poison. Au second plan, un centurion dépêché par Néron veille à l’exécution de la sentence. Sur la droite, un disciple note les dernières paroles du philosophe stoïcien, qui donne, par son trépas, l’exemple des plus hautes vertus morales face à la tyrannie.

Les draperies enroulées autour des hautes colonnes et les statues monumentales évoquent davantage une scène d’opéra que la sobre demeure d’un romain adepte du stoïcisme. Observez aussi les gestes théâtraux des personnages, l’élégance des parures féminines et la gaîté de la palette de roses et de bleus.

Cette composition décorative dans le goût rococo s’accorde mal avec l’austérité du sujet imposé par l’Académie pour le Grand Prix de Rome de 1773. Le jury n’est pas convaincu par la peinture de David. Pourtant le jeune peintre se présente déjà pour la troisième fois. Il va devoir attendre encore un an avant de remporter enfin le Prix de Rome qui lui ouvre les portes dela Ville Eternelle. C’est à Rome que David oubliera les charmes du rococo pour devenir l’artiste majeur du néo-classicisme.

M. A. P.

Numéro d'inventaire: 
PDUT01154
Numéro d'inventaire : PDUT01154
Mode d'acquisition : Achat sur les arrérages du legs Dutuit, 1913
Salle 12. L'art sous Louis XVI
Section : XVIIIe siècle
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