Détails de l'œuvre

Date :
1908

Matériaux et techniques :
Grès émaillé et bronze doré et patiné

Numéro d'inventaire :
PPS893

Dimensions :
H. 184 x l. 78 x P. 96 cm

Mode d'acquisition :
Achat à l’artiste au Salon de la Société des artistes français, 1908, 1908

Œuvre à la croisée de la sculpture et des arts décoratifs, La Femme au singe témoigne de la collaboration fructueuse entre Camille Alaphilippe et le céramiste Alexandre Bigot :  composée d’un assemblage innovant d’éléments de bronze doré et patiné (tête, mains et chevelure) et de carreaux de grès émaillés montés sur une structure mêlant bois, plâtre et fer, elle incarne brillamment l’union de l’art et de l’industrie. 

L’œuvre fascine également par son iconographie : hiératique et mystérieuse, la femme porte la robe Éléonora, une création du célèbre couturier Mario Fortuny, en vogue dans la garde-robe des élégantes de la Belle Époque. La présence du singe confère une dimension symbolique : associé au vice à la période médiévale, cet animal, enchaîné, représente la victoire de la civilisation sur la bestialité. 

Présentée au Salon de 1908, la statue était sans doute conçue comme le pendant d’une autre figure monumentale en grès exposée par Alaphilippe l’année précédente, Mensonges, qui montrait une femme drapée et encapuchonnée, un chapelet de masques suspendu à sa ceinture. Les deux œuvres furent ainsi associées sous la forme de réductions en bronze et en grès.