Détails de l'œuvre
Date :
Vers 1760
Matériaux et techniques :
Bâti en chêne, marqueterie de bois de rose et d'amarante, bronzes dorés, marbre brèche d'Alep
Numéro d'inventaire :
ODUT1608
Mode d'acquisition :
Achat sur les arrérages du legs Polès, 1927, 1927
Sous son apparence d’armoire, ce meuble combiné devient bureau une fois ouvert grâce à un tiroir central qui dissimule une tablette. Le caisson du bas, fermé par deux volets, renferme des rangements, et la partie supérieure du secrétaire abrite de faux tiroirs. En ce milieu du XVIIIe siècle, les inventions et les innovations des ébénistes répondent à une recherche de confort et d’élégance, et révèlent un goût nouveau pour l’intime.
Les marqueteries florales et géométriques associent les essences de bois indigène et exotique en fonction de leur couleur et de leur aspect : amarante sous les bronzes et bois de rose de fil sous les bouquets de fleurs. La forme galbée et la préciosité des décors inscrivent ce secrétaire dans la lignée des meubles que La Croix réalise dans le style Louis XV.
Né à Paris en 1728, Roger Vandercruse n’est longtemps connu que par les seules lettres RVLC de sa marque. Ce fils d’un artisan d’origine flamande a choisi de franciser son nom en « La Croix ». Reçu maître en 1755, il reprend à la mort de son père son atelier de la rue du Faubourg-Saint-Antoine ; ce secrétaire ne porte pas d’estampille (la marque de l’ébéniste à son nom ou à ses initiales), pourtant rendue obligatoire par les statuts de 1743. Roger Vandercruse travaille pour d’illustres confrères tels Jean-François Oeben, son beau-frère, ou l’ébéniste de la couronne Gilles Joubert, par l’intermédiaire duquel il exécute des meubles destinés aux résidences royales.