Détails de l'œuvre
Date :
Publié en 1755, dessins ajoutés en 1771-1772
Matériaux et techniques :
Illustrations à la pierre noire, à la sanguine et au lavis. Reliure en maroquin brun et doré.
Numéro d'inventaire :
LDUT1153
Dimensions :
H. 22,4 x l. 15,2 x P. 2,3 cm
Mode d'acquisition :
Achat sur les arrérages du legs Dutuit, 1919, 1919
Mécène, amateur d’art et financier, Pierre Crozat réunit une collection d’œuvres d’art de première importance et cultive des amitiés avec divers artistes, tels Charles de La Fosse ou Watteau. L’un de ses neveux, Louis-Antoine Crozat, baron de Thiers, hérite d’une part de sa collection et l’enrichit de livres, d’estampes et de sculptures autant que de peintures et d’objets d’art. Après la mort de celui-ci en 1770, et avant l’acquisition en bloc de ses peintures par l’impératrice Catherine II de Russie en 1772, Gabriel de Saint-Aubin visite son hôtel particulier de la place Louis-le-Grand (actuelle place Vendôme) et crayonne bon nombre de ces œuvres dans un catalogue de sa collection publié en 1755. Les 133 dessins réalisés sur ces pages livrent un témoignage unique de cette collection dispersée peu après, et témoignent du coup de crayon virtuose de leur auteur.
Peintre, dessinateur et aquafortiste, Saint-Aubin laisse quantité de croquis dans les marges étroites des livrets de Salons et des catalogues de ventes ou de collections. Ses multiples dessins de passants dans la rue, de scènes quotidiennes au théâtre, à l’église ou à la campagne ainsi que des innombrables faits divers qui se déroulent dans la capitale l’érigent en meilleur chroniqueur visuel de Paris et de ses mœurs pour le deuxième tiers du XVIIIe siècle. « Cette passion, jointe à l’envie de tout voir, était si forte qu’il avait une négligence extrême de son extérieur et de sa santé », rapporte un membre de sa famille, qui précise également : « Singulier, farouche et malpropre, heureusement il resta garçon. »
-
Bibliothèque numériqueCatalogue de la vente Crozat