Détails de l'œuvre
Date :
Vers 1887-1888
Matériaux et techniques :
Cire vierge sur âme de plâtre
Numéro d'inventaire :
PPS387
Dimensions :
H. 125 x l. 67 x P. 60 cm
Mode d'acquisition :
Don de Georges Hoentschel, 1904, 1904
Jean Carriès fait partie des sculpteurs les mieux représentés au Petit Palais. Grâce à l’action du conservateur Henry Lapauze, qui noue des liens avec l’architecte-décorateur et collectionneur Georges Hoentschel, ce dernier fait don au musée, en 1904, d’un ensemble exceptionnel de 225 sculptures et céramiques de l’artiste, qu’il avait recueilli à sa mort en 1894.
Après un premier apprentissage dans sa ville natale de Lyon, Jean Carriès entre en 1874 à l’École des beaux-arts de Paris pour parfaire sa formation. Dans les années 1875, sa production se concentre essentiellement dans le domaine du portrait, réels ou imaginaires. En 1888, il présente ses œuvres dans l’hôtel particulier de ses mécènes Paul et Aline Ménard-Dorian. Cette exposition d’une vingtaine d’œuvres lui vaut une vraie reconnaissance au sein des milieux littéraires et artistiques, séduits notamment par ses œuvres en cire, en particulier son spectaculaire autoportrait.
L’artiste se met en scène à mi-corps, ceint d’un tablier, tenant dans sa main gauche une statuette de gentilhomme vêtu à la mode du XVIIe siècle, autrefois identifié comme un portrait de Jacques Callot. Carriès est coiffé d’un feutre mou à larges bords, caractéristique des ouvriers et des artisans, un statut qu’il revendique. À sa droite, un masque mortuaire réputé être celui de sa mère atteste de son respect pour ses origines.
Bel hommage de ses amis, un tirage en bronze de cet autoportrait se trouve sur la tombe de l’artiste au cimetière du Père-Lachaise.