Détails de l'œuvre
Date :
Modèle créé en 1850
Matériaux et techniques :
Argent doré, estampé, moulé et ciselé, émaux et grenats, turquoises et cristal de roche
Numéro d'inventaire :
ODUT1893
Mode d'acquisition :
Achat sur les arrérages du legs Dutuit, 2001, 2001
Ce ciboire repose sur une base de huit lobes ajourés de filigranes. Sur le dessus, quatre médaillons émaillés, représentant Moïse faisant jaillir du rocher la source dans le désert, le Serpent d’airain, la Grappe merveilleuse annonciatrice de la terre promise et le marquage au sang de l’agneau des portes avant la Fuite en Egypte, alternent avec des dragons dont la queue en feuille d’acanthe remonte le long du pied. La tige est interrompue par un nœud décoré de médaillons émaillés portant les bustes des quatre évangélistes. La coupe est ornée d’un décor de filigranes et de quatre médaillons émaillés (le Christ montrant le Sacré-Cœur, un saint porteur de stigmates, saint François d’Assise et saint Joseph). Le couvercle est surmonté d’une croix dressée sur un globe serti de turquoises. Sur le dôme du couvercle orné de cabochons de grenats, figurent les bustes émaillés des prophètes Isaïe, Jérémie, Daniel et Ezéchiel. Le ciboire reproduit un modèle crée par Poussielgue-Rusand pour le sacre de l’évêque de Moulins, le marquis de Dreux-Brézé, en 1850.
Le ciboire d’origine, qui est conservé dans le trésor de la cathédrale de Moulins, faisait partie d’une chapelle comprenant un calice, une patène, deux burettes et un plateau. L’ensemble fut montré à l’Exposition universelle de Londres en 1851 et connut un grand succès.
Poussielgue-Rusand s’inspire de modèles médiévaux variés, tout en utilisant de nouveaux procédés de fabrication, plus rapides à mettre en œuvre. Pour Jean-Michel Leniaud, « l’œuvre apparait non pas comme un pastiche, mais comme une création originale, un moment de l’évolution de l’histoire de l’art et de l’histoire du goût. »