Détails de l'œuvre
Date :
Vers 1170-1180
Matériaux et techniques :
Émaux champlevés, cuivre ou laiton repoussé, estampé, ciselé, gravé et doré ; argent repoussé et doré ; pierres semi-précieuses (agate et jaspe) insérées en cabochons ; âme de bois
Numéro d'inventaire :
ODUT1237
Dimensions :
H. 33,3 x l. 43,2 x P. 5 cm
Mode d'acquisition :
Legs Dutuit, 1902, 1902
Ce triptyque est un reliquaire exécuté dans la vallée de la Meuse pour recevoir un morceau du bois de la croix sur laquelle le Christ a été crucifié. Selon la tradition, cette croix avait été retrouvée à Jérusalem par la mère de l’empereur Constantin, sainte Hélène, au début du IVe siècle. Au moment des croisades, l’intérêt pour ce type de reliques est renouvelé en Occident.
Le panneau central est muni d’un revêtement en argent doré entourant une croix en bois à double traverse recouverte d’argent et gemmée. La croix est placée au-dessus d’un autel surmonté des trois clous de la Passion du Christ et gardée par deux anges de profil en cuivre repoussé, armés d’une lance et d’un sceptre. Au-dessous, une plaque de cuivre doré en émail champlevé représente les saintes femmes au matin de la Résurrection, rencontrant un ange vêtu de blanc qui montre le tombeau vide. Les douze apôtres figurés par paires sur les volets ainsi que les deux anges placés dans le haut sous les cintres sont exécutés dans cette même technique, très prisée à Limoges et dans la Meuse au XIIe siècle.
L’émail est une matière brillante, proche du verre, colorée à l’aide d’oxydes métalliques avec des effets plus ou moins translucides. Il est coulé dans des cavités creusées, d’où son nom de « champlevé ».