Détails de l'œuvre

Date :
XVIe siècle

Matériaux et techniques :
Tempera sur bois

Numéro d'inventaire :
PPP4904

Dimensions :
H. 28,5 x l. 23,8 cm

Mode d'acquisition :
Legs de Roger Cabal, 1998, 1997

Toute icône renvoie à un prototype non seulement authentique, mais révélé, dont elle est la copie fidèle. Le portrait du Christ dit Sainte Face en est l’exemple le plus achevé. Selon la croyance orientale, le Christ a envoyé son portrait au roi Abgar d’Édesse pour le guérir, portrait fait de l’impression de sa face sur un linge, le Mandylion. Cette légende – qui trouve son pendant en Occident dans le voile de Véronique, sur lequel le Christ essuie son visage lors de la montée au Calvaire – souligne comment le portrait du Christ, à la source de toute l’iconographie de la sainte Face, n’a pu être le résultat du geste d’un simple peintre, mais constitue ce que la tradition byzantine appelle une image acheiropoiète, « non faite de main d’homme ».

Le voile sur lequel s’est imprimée la sainte Face n’est pas reproduit ici, mais les traits du Christ sont canoniques : front haut, nez droit, longs cheveux ondulés. La barbe lisse se terminant en une seule pointe renvoie au type du Sauveur à la barbe mouillée. Il s’agit d’une allusion au fait que le Christ se serait lavé le visage avant d’envoyer son portrait à Abgar. Les couleurs sont chaudes, dans les tons ocre et terre de Sienne. Le cercle formé par l’auréole s’inscrit dans le format presque carré de la planche, souligné par les bordures peintes. Ces formes géométriques épurées font écho aux initiales grecques du verset de l’Exode tracées dans l’auréole : « Je suis celui qui est » (Exode, 3:14).