Détails de l'œuvre

Date :
Début du XVIe siècle

Matériaux et techniques :
Tempera sur bois

Numéro d'inventaire :
PPP4902

Dimensions :
H. 34,5 x l. 28,6 cm

Mode d'acquisition :
Legs de Roger Cabal, 1998, 1998

Le sujet de la Mère de Dieu, montagne inviolée, est typiquement russe et a été traité principalement par les écoles de Moscou et de Novgorod. Il fait allusion à la prophétie de Daniel interprétant le songe du roi Nabuchodonosor comme l'annonce de la venue du Christ : la pierre est le Christ, et la montagne dont elle s'est détachée est la Vierge (Daniel 2, 31-35).

D'autres symboles tirés de l'Ancien Testament complètent cette célébration de l'annonce de l'Incarnation par le moyen de la Vierge Marie. L'arc-en-ciel qui apparut à Noé en signe de l'alliance rétablie avec Dieu (Genèse 9, 12-17) est figuré sur sa poitrine. Son manteau, comme parsemé de gouttes, rappelle la rosée sur la toison de Gédéon (Juges 6,36-38). La tête couronnée derrière une architecture évoque le Roi des rois traversant la porte close du Temple (Ezéchiel 28, 12-16). Marie tient dans sa main droite l'échelle de Jacob (Genèse 28, 12-16).

L'ensemble de ces symboles procèdent d'une lecture typologique chrétienne par laquelle les événements bibliques sont réinterprétés comme annonciateurs des événements nouveaux liés à la venue du Messie.