Détails de l'œuvre
Date :
Vers 490 avant J.-C.
Matériaux et techniques :
Bronze
Numéro d'inventaire :
ADUT134(B)
Dimensions :
H. 10 x l. 5 x P. 4,5 cm
Mode d'acquisition :
Legs Dutuit, 1902, 1902
Considéré un temps comme étrusque, ce bronze, pensait-on, couronnait un coffret. Le petit athlète, saisi en pleine action, se dresse sur une base ovale. La représentation du corps en mouvement, véritable révolution, est pour les artistes grecs un enjeu majeur, à la fin du VIe siècle avant J.-C. Ils puisent dans les exercices qui préparent au sport et à la guerre.
Le lancer du disque, une des épreuves du pentathlon, est pour les peintres de vases et les bronziers un thème de choix. On lançait le disque à partir de la balbis (aire de lancement). Lors des balancements préparatoires, le poids du corps se déplace d’une jambe sur l’autre, le disque passe d’une main à l’autre ; le bras libre assurait l’équilibre. Le bronzier a choisi l’ultime prélude au lancer : le corps tendu bascule vers la droite. La tête tourne, le bras droit s’écarte du buste qui s’incline, le disque s’élève. La jambe gauche avancée est fléchie, les longs orteils sont crispés, la jambe droite est rejetée en arrière et ne tient au sol que de la pointe du pied, tandis que le lanceur pivote, bras gauche levé à hauteur d’oreille, avant-bras replié, poing fermé, prêt à lancer. L’artiste a capturé la vivacité et la grâce du jeune athlète, aux grands yeux en amande.
Issu des ateliers de Capoue (Campanie), peuplée de Grecs, d’Étrusques et d’Italiques, ce discobole, très proche des modèles grecs , constituait la partie sommitale d’un vase monumental de bronze, un de ces dinoi, qui recueillaient les cendres des aristocrates campaniens et prenaient place dans leur tombe.