Détails de l'œuvre

Date :
4e quart du IVe siècle av. J.-C.

Matériaux et techniques :
Or jaune

Numéro d'inventaire :
ADUT1892(A)

Dimensions :
Largeur : 34 cm

Mode d'acquisition :
Achat en vente publique, 2001, 2001

La connaissance de l’orfèvrerie et de la parure antiques se fonde aujourd’hui en grande partie sur les objets trouvés en contexte funéraire. Les colliers, boucles d’oreilles, bagues et diadèmes accompagnent le défunt dans sa sépulture, comme des symboles de leur richesse et de leur statut, et apportent une connaissance précieuse sur les techniques de décoration de l’époque.

Le bijou est constitué d’une chaîne formant un nœud d’Héraklès et de fines pendeloques. Témoignant d’un artisanat de grande qualité et d’une finesse remarquable, il regroupe des techniques d’alliages, de décoration et de mise en forme utilisées depuis l’époque archaïque : martelage de la feuille d’or, formation d’une chaîne loop-in-loop, granulation et filigrane pour composer les motifs floraux, soudure et polissage.

Le motif du nœud d’Héraklès présent au centre du collier revêt deux fonctions : décorative par la beauté de la forme, d’abord, mais aussi symbolique. Lors des rites matrimoniaux, la tunique de la mariée est fermée par ce nœud qui est dénoué par le mari lors des noces : il symbolise la fertilité de l’union à venir. Le motif est nommé d’après la manière dont le célèbre héros antique attachait sa peau de lion autour de ses épaules, et apporte donc une dimension apotropaïque et de protection à cette parure féminine.

Ce collier en or date du IVe siècle avant notre ère et provient d’un atelier d’Asie Mineure, peut-être de la région de Kymé ou Smyrne, deux centres importants du commerce terrestre et maritime à l’époque hellénistique.