Son amour de la nature se transforme bientôt en combat et, à ce titre, il peut être considéré comme un véritable proto-écologiste : avec d’autres artistes et écrivains, Rousseau porte un nouveau regard sur la forêt de Fontainebleau, qui aboutira à la protection d’une partie de celle-ci sous le nom des célèbres « réserves artistiques » (1853), une première dans un monde en pleine industrialisation.

À la fois romantique et réaliste, Rousseau aspire à capturer l’harmonie du monde, en y mêlant son âme. Il brouille les frontières entre peinture et dessin, entre esquisse et œuvre achevée. Il expérimente, ajoute de la matière, retouche inlassablement ses toiles, allant jusqu’à les surcharger pour faire sentir la vie des forêts. « Naturaliste entraîné sans cesse vers l’idéal », comme l’écrit Baudelaire, il joua un rôle fondamental dans l’affirmation d’une nouvelle école française de paysage au milieu du XIXe siècle, ouvrant la voie à l’impressionnisme.

Commissariat général :
Annick Lemoine, conservatrice en chef du patrimoine directrice du Petit Palais. 
Commissariat scientifique :
Servane Dargnies-de Vitry, conservatrice peinture au musée d’Orsay.

L'exposition est organisée avec la participation exceptionnelle de 

L'exposition a été rendu possible grâce à 

En partenariat avec 

  • L’abreuvoir. Théodore Rousseau. Sans date. Huile sur bois, 41,7×63,6 cm. Legs Jean-Pierre Lundy, 1887. Musée des Beaux-arts de Reims.  
    Corentin Le Goff

  • La Vallée de Saint-Vincent. Théodore Rousseau. 1830. Huile sur papier marouflé sur toile, 18,2×32,4 cm. The National Gallery, Londres. 
    The National Gallery, Londres, Royaume-Uni

  • Sortie de forêt à Fontainebleau, soleil couchant. Théodore Rousseau. Vers 1850. Huile sur toile, 142×198 cm. Musée du Louvre, Paris, France.
    RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Gérard Blot.

  • Étang de Franchard, forêt de Fontainebleau. Eugène Cuvelier. Vers 1863. Photographie (épreuve sur papier salé à partir d’un négatif papier, contrecollée sur carton), 20×25,8 cm. Musée d’Orsay, Paris, France. 
    RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

  • Intérieur de forêt. Théodore Rousseau. Autre titre : Le Vieux Dormoir du Bas-Bréau, forêt de Fontainebleau, entre 1836 et 1837, Huile sur toile, 65×103 cm. Musée d’Orsay, Paris. 
    RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Sylvie Chan-Liat.

Précédent
Suivant

Publication

Une génération avant les peintres impressionnistes, Théodore Rousseau (Paris, 1812 - Barbizon, 1867) est le témoin sensible et engagé de la mutation du rapport de l’homme à la nature, dans un siècle marqué par les découvertes scientifiques, la révolution industrielle et l’exode rural. L’artiste trouve son inspiration en plein air et sillonne la Normandie, la Vendée, l’Auvergne, le Berry, les Alpes, les Landes, les Pyrénées et le Jura. Mais sa principale source d’inspiration est toute proche de Paris, dans la forêt de Fontainebleau. Celle-ci lui offre une grande variété de modèles – arbres, sousbois, rochers, clairières – qu’il observe, solitairement, durant de longues heures, exécutant des esquisses sur le motif avant de réaliser ses oeuvres définitives dans son atelier. Il cherche inlassablement à restituer sur sa toile l’harmonie qu’il éprouve dans la nature, tout à l’étude des arbres et des forêts, de l’air et de la lumière. Théodore Rousseau défie les hiérarchies jusque-là de mise dans le genre du paysage, brouillant les frontières entre peinture et dessin, entre esquisse et oeuvre achevée. Mû par son amour inconditionnel du vivant,
celui qui disait entendre la voix des arbres sera l’un des premiers à élever sa propre voix pour alerter sur la fragilité de cet environnement.

Auteur(s) : Sous la direction de Servane Dargnies-de Vitry

Exposition : Théodore Rousseau

Format : Broché

Nombre de page : 208

Nombre d'illustration : 139

Dimensions : 22 x 28 cm

ISBN : 978-2-7596-0574-3

Date de publication : mars 2024

Langue : Français

Editeur : Paris Musées

Prix public : 35€

Accéder à la boutique

Couverture
Théodore Rousseau (1812-1867). La voix de la forêt