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Georges Clairin - Portrait de Sarah Bernhardt
Armand Point - Coffret «aux paons»
Camille Alaphilippe - La Femme au singe
Aristide  Maillol - Femme nue assise, la main gauche sur la tête. Etude pour la Méditerranée
Louis-Robert Carrier-Belleuse - Vase La Lutte pour la vie
Léon  Lhermitte - Les Halles
Pierre-Auguste Renoir - Ambroise Vollard au foulard rouge
Jean Carriès - Mon portrait
Emile Gallé - Vase à deux anses
Georges-Henri Lemaire - Le Silence ou Immortalité
Charles-Alexandre Giron - La Femme aux gants, dite La Parisienne
Paul Sérusier - Tricoteuse au bas rose
Pierre-Auguste  Renoir - Portrait de Madame de Bonnières
Berthe Morisot - Jeune fille en décolleté - La fleur aux cheveux
Pierre Bonnard - Conversation à Arcachon
Pierre-Adrien Dalpayrat - Plat : Le Jugement de Pâris
Joseph-Marius Avy  - Bal blanc
Marie Constantine Bashkirtseff - Parisienne, portrait d’Irma
Maurice Denis - Baigneuses à Perros-Guirec
Fernand Pelez - La Vachalcade
Camille  Pissarro - Le Pont Royal et le Pavillon de Flore
Alfred Sisley - L’église de Moret (le soir)
Théophile Alexandre Steinlen - Bal du 14 juillet

Vitrine

François-Rupert
Carabin
Saverne, 1862 – Strasbourg 1932
1895
Noyer, métal, verre et céramique
H. : 209 ; l. : 218 ; P. : 163 cm

Cette « vitrine pour objets d’art » est commandée en 1893 à Carabin par la Ville de Paris et exposée en 1895 au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts. Carabin y célèbre les
« arts appliqués ».

Deux femmes nues symbolisant le Bois tendre et le Bois dur supportent le pupitre vitré, placé en avant-corps. Sur les deux panneaux latéraux sont sculptés, d’un coté, la Céramique au-dessus d’une niche où dort l’Argile, de l’autre, le Métal encore enfoui dans les profondeurs de la terre et la Flamme dont la chevelure soulevée forme « un panache incendiaire ». Au dos figure une allégorie de la Pierre tenant dans ses mains un marteau et un ciseau.
Carabin s’est lui-même représenté sous les formes d’un masque grimaçant en train d’épier, comme dans Suzanne et les vieillards, les beautés modernes situées à l’avant du meuble.

La vitrine résume toutes les conceptions de Carabin en matière d’ébénisterie. Elle est en noyer massif, bois très apprécié par Carabin pour ses qualités de densité, de résistance et de finesse de grain. Partisan d’un retour à l’artisanat d’art, Carabin vante l’utilisation des bois « indigènes » préférés aux bois exotiques, fustige « l’abominable camelote contemporaine  qui s’appelle le plaqué » et critique les artistes de l’Art nouveau qui « donnent de la matière à une forme et non une forme à la matière ».
Le thème de la femme cariatide, emblématique des fantasmes et des hantises de l’époque 1900, parcourt et résume l’oeuvre de Carabin. De manière quasi-obsessionnelle, il choisit comme modèle unique une femme au haut chignon qu’il n’hésite pas à étirer, ployer ou courber pour mieux l’adapter à sa fonction décorative et structurelle.
D. M.

Numéro d'inventaire: 
OGAL00040
François-Rupert Carabin - Vitrine
François-Rupert Carabin - Vitrine - Détail du masque
Numéro d'inventaire : OGAL00040
Mode d'acquisition : Achat par commande à l'artiste en 1895
Salle 18. Moreau et le Symbolisme
Section : Paris 1900
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