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Alfred Sisley - L’église de Moret (le soir)
Jean-Baptiste-Camille Corot - Marietta, dite L’odalisque romaine
Jean-Baptiste Carpeaux - Mademoiselle Fiocre
Louis-Ferdinand  Lachassaigne - Vase - Van Dyck peignant son premier tableau
Charles Durand dit Carolus-Duran - Mademoiselle de Lancey
Jean-Auguste-Dominique Ingres - François 1er reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci
Fernand Pelez - La Mort de l'empereur Commode
Eugène Delacroix - Combat du Giaour et du Pacha
Jacob Mardochée dit Jacob-Petit - Pendule au mameluk
Jean-Baptiste Carpeaux - Buste de Samuel Welles de La Valette
Gustave Courbet - Courbet au chien noir
Édouard Manet - Portrait de Théodore Duret
Louis Léopold Boilly - Portrait de mademoiselle Athénaïs d’Albenas
Paul Gauguin - Vieil homme au bâton
Jean-Baptiste Carpeaux - Ugolin
Jan  Van Beers   - Les funérailles de Charles le Bon, Comte de Flandre, célébrées à Bruges dans l’église Saint-Christophe le 22 avril 1127
Gustave Courbet - La sieste pendant la saison des foins (montagne du Doubs)
Alfred de Dreux - Portrait de Monsieur et Madame Mosselman et de leurs deux filles

Parisienne, portrait d’Irma

Marie Constantine
Bashkirtseff
Gavronzi (Ukraine), 1858 – Paris, 1884
1882
Huile sur toile
H : 55,5 ; L : 46 cm

Le portrait de cette jeune femme au visage rond coiffée d’un simple chapeau de paille orné d’une guirlande de fleurs fut exposé au Salon des Artistes français en 1883 sous le titre « Parisienne ».
Ce visage semble correspondre à celui évoqué à plusieurs reprises dans le Journal de Marie Bashkirtseff sous le nom d’Irma : « Eh bien, la tête d’Irma est agréable et d’une peinture assez franche, mais c’est une chose sans prétention » (1er mai 1883).
Inscrite comme élève depuis 1877 à l’atelier de peinture des jeunes filles de l’Académie Julian, la jeune Marie est devenue une adepte convaincue du naturalisme. Elle voue une amitié admirative au peintre Jules Bastien-Lepage (1848-1884), chef de file de ce nouveau courant qui marque une rupture avec la tradition des sujets rétrospectifs.
Sa Parisienne peinte au moment où Marie tente d’aborder la peinture de plein air, traduit une volonté de « saisir la nature sur le fait » (Journal, 7 août 1882) afin de peindre la vie « avec des tons qui chantent, et tous les tons vrais chantent » (Journal, 30 août 1882). De fait l’expression souriante du modèle semble saisie sur l’instant au cours dune promenade.
Durant les quatre dernières années de sa courte vie, Marie Bashkirtseff, fille d’aristocrate russe se consacra avec passion à l’apprentissage de la peinture tout en rédigeant un journal intime qui fut publié après son décès. Dès 1887, une première version expurgée du Journal fut publiée. La mère de Marie distribua, comme autant de précieuses reliques, dessins, lettres, tableaux et objets ayant appartenu à sa fille afin d’honorer le souvenir de la jeune disparue. A son ouverture en 1902, le Petit Palais reçut en don un tableau expédié de Nice et précédé d’une lettre au conservateur dans laquelle Mme Bashkirtseff confiait « je suis sûre que vous voudrez honorer la mémoire de Marie Bashkirtseff, Russe de naissance, Française et Parisienne de cœur et d’éducation, en acceptant dans votre nouveau musée un de ses tableaux. »
I.C.

Marques Inscriptions Poinçons : 
Signé et daté en haut à gauche : Bashkirtseff 1882
Donateur, testateur ou vendeur : 
Don de Marie Babadine-Bashkirtseff en 1902
Numéro d'inventaire : PPP00129
Salle 16 : portraits réalistes
Section : XIXe siècle
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