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Georges Clairin - Portrait de Sarah Bernhardt
Armand Point - Coffret «aux paons»
Camille Alaphilippe - La Femme au singe
Aristide  Maillol - Femme nue assise, la main gauche sur la tête. Etude pour la Méditerranée
Louis-Robert Carrier-Belleuse - Vase La Lutte pour la vie
Léon  Lhermitte - Les Halles
Fernand Pelez - La Mort de l'empereur Commode
Pierre-Auguste Renoir - Ambroise Vollard au foulard rouge
Jean Carriès - Mon portrait
Emile Gallé - Vase à deux anses
Georges-Henri Lemaire - Le Silence ou Immortalité
Charles-Alexandre Giron - La Femme aux gants, dite La Parisienne
Paul Sérusier - Tricoteuse au bas rose
Pierre-Auguste  Renoir - Portrait de Madame de Bonnières
Berthe Morisot - Jeune fille en décolleté - La fleur aux cheveux
Pierre Bonnard - Conversation à Arcachon
Pierre-Adrien Dalpayrat - Plat : Le Jugement de Pâris
Joseph-Marius Avy  - Bal blanc
Marie Constantine Bashkirtseff - Parisienne, portrait d’Irma
Maurice Denis - Baigneuses à Perros-Guirec
Fernand Pelez - La Vachalcade
Alfred Sisley - L’église de Moret (le soir)
Théophile Alexandre Steinlen - Bal du 14 juillet
Edmond  Aman-Jean - Miss Ella Carmichaël
Raoul Larche - Buste d'enfant (portrait présumé de Marcel Lerolle)

La vague

Aristide
Maillol
Banyuls-sur-Mer, 1861 – Perpignan, 1944
Vers 1891-1898
Huile sur toile
H. : 95,8 ; L. : 88,2 cm

Dans une lettre à son compatriote Bourdelle, qui lui fait connaître la sculpture, Maillol confie le plaisir qu’il ressent à observer les flots : « Je fais des études sur la mer. Cela fait un effet très drôle de peindre la mer, on ne sait jamais de quelle couleur elle est. » Aussi, lorsqu’il aborde le nu, Maillol lui donne tout naturellement l’aspect d’une baigneuse.

La composition adopte un schéma spatial sans horizon rythmé par les volutes décoratives héritées du Japonisme. Les sinuosités de la vague  dont l’écume enveloppe la baigneuse répondent aux ondoiements de la chevelure.  Cette représentation fusionnelle de la baigneuse et de l’élément marin évoque la très sensuelle Femme à la vague (1868, New York, The metropolitan Museum of Art) de Gustave Courbet, dont Maillol admirait la puissance picturale.

Les courbes harmonieuses du nu traité de manière synthétique, s’inscrivent avec netteté dans le format presque carré de la toile, à la manière d’une métope de temple grec. Le choix d’une peinture mate fait aussi référence à l’architecture et plus précisément à la peinture murale dont Puvis de Chavannes est alors le grand rénovateur.

La chronologie des peintures réalisées par Maillol avant 1900 reste difficile à établir. Par le rapport architectural du corps à l’espace, par la clarté des contours et la plénitude des formes, La vague annonce les grandes sculptures de nus féminins auxquelles Maillol va se consacrer dès les premières années du XXe siècle.
I. C.

Numéro d'inventaire: 
PPP02279
Numéro d'inventaire : PPP02279
Mode d'acquisition : Don Ambroise Vollard, 1937
Oeuvre non exposée actuellement
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