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 Peintre de Colmar (décor attribué au) - Rhyton en forme de tête d’âne

La Patère de l’Esquilin

Anonyme
Vers 380 après J.-C.

Découverte à Rome sur l'Esquilin (Italie) en 1793

Argent
D. : 19 cm

Les hasards archéologiques nous ont restitué d’importants « trésors d’argenterie », dont les éléments datent des IVe et Ve siècles, période dite de l’Antiquité tardive. Au nombre des plus prestigieux, ceux de Mildenhall, Chaource, Kaiseraugst, Carthage, l’Esquilin, tous répartis dans la partie occidentale de l’Empire, confrontée à des invasions barbares que les régions orientales ne connurent pas avant le VIIe siècle.

Mises au jour en 1793, vingt sept pièces d’argenterie composent la trouvaille improprement dénommée « trésor ». On entend par trésor un ensemble constitué de pièces de provenance et d’époques diverses, certaines reçues en héritage, constituant pour le propriétaire une réserve financière disponible, enfouie en hâte sous la menace imminente, ce qui n’est pas le cas ici. Les pièces de l’Esquilin furent fabriquées dans un temps assez bref et, pour vingt deux d’entre elles, dans un même atelier. D’après les monogrammes et inscriptions relevés sur divers objets, elles appartenaient à plusieurs membres d’une même famille, la gens Turcia. La présence de quatre statuettes d’argent figurant les quatre métropoles de l’Empire - Rome, Constantinople (inaugurée par Constantin en 330), Alexandrie et Antioche - liée au domaine public et de l’apparat, date le tout dans la deuxième moitié du IVe siècle). Elle indique aussi que leur propriétaire occupait une situation élevée, par la fortune ou le rang.

Comme le Coffret de Projecta (British Museum), la pièce la plus connue du « trésor », la patère appartient à l’univers privé. Sur la face principale du coffret réalisé par l’Atelier de l’Esquilin,  figure la scène de Vénus à sa toilette. La patère, bien que ne provenant pas de cet atelier, offre le même motif, traité dans le même esprit. Le corps du vase est traité comme la coquille d’où émergea la déesse de la Beauté. Le jeune chasseur, lance en main et chien au pied, figuré sur le manche, est donc clairement identifié comme le bel Adonis, aimé de la déesse, tué par un sanglier et ressuscité, une partie de l’année, par Jupiter, incarnant ainsi le principe de la vie. Le thème, longtemps chargé de sens religieux, n’a plus ici qu’une valeur décorative ou, au mieux, symbolique.

P. P.-H.

Numéro d'inventaire: 
ADUT00171
Numéro d'inventaire : ADUT00171
Mode d'acquisition : Legs Dutuit, 1902
Salle 33. Rome et son Empire
Section : Antiquités des mondes grecs et romains
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