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La Cour du palais du Bargello à Florence

Charles
Garnier
(Paris, 1825 – Pau, 1898)
1849
Aquarelle sur papier

Charles Garnier est Grand Prix d’architecture à 22 ans, en 1848, avec le projet d’un conservatoire des arts et métiers comprenant une galerie d’exposition pour les produits de l’industrie.

Dès son arrivée à la Villa, il compose des chansons, glissant dans ses couplets la demande d’un tapis ou d’un fauteuil pour les chambres des pensionnaires. Le jeune artiste écrit aussi des comédies – pochades qui étaient jouées dans les salons du directeur, Alaux. Garnier réalise de nombreux voyages pendant lesquels il peint à l’aquarelle palais et églises, comme l’illustrent nos deux aquarelles où se manifeste une attirance certaine pour la couleur des fresques qui souligne l’architecture, enluminant les perspectives. Le choix du Bargello a pu être guidé par la découverte, en 1840, d’un portrait de Dante peint par Giotto, à l’origine de la restauration du palais et de sa transformation future en musée en 1859. Des aquarelles similaires présentant des vues de Venise ou de l’église Saint-Clément de Rome, conservées à l’École des beaux-arts et au Louvre, nous montrent un véritable talent de peintre chez le jeune architecte.

Cette quête de la polychromie et son goût pour l’archéologie l’inciteront à partir en Grèce en 1852, avec Théophile Gautier, le peintre Alfred de Curzon et le critique d’art Edmond About. Le Parthénon galvanisera sa vocation : « Il n’y a pas à choisir entre les arts, il faut être le bon Dieu ou architecte. » Sur l’île d’Égine, il étudiera le temple d’Aphaïa. En découvrant sur une métope des traces de rouge et de bleu, il tranchera sur la question de la polychromie dans l’architecture des temples antiques et présente ses travaux au Salon de 1853.

En 1860, il est choisi pour bâtir l’Opéra de Paris. L’impératrice Eugénie s’étonne : « Qu’est-ce que c’est que ce style-là ?.… Ce n’est pas un style !… Ce n’est ni du grec, ni du Louis XVI, pas même du Louis XV… ! » et Charles Garnier, jeune inconnu de 35 ans, lui répond : « Non, ces styles-là ont fait leur temps… C’est du Napoléon III ! Et vous vous plaignez ! » Comme il l’avait observé en Italie, les arts se soumettent et s’intègrent à l’architecture qui les rassemble.

C. V. de J.

Numéro d'inventaire: 
PPD01367
Numéro d'inventaire : PPD01367
Mode d'acquisition : Legs Garnier, 1922
Oeuvre non exposée actuellement
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