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Jean-Baptiste-Camille Corot - Marietta, dite L’odalisque romaine
Jean-Baptiste Carpeaux - Mademoiselle Fiocre
Louis-Ferdinand  Lachassaigne - Vase - Van Dyck peignant son premier tableau
Charles Durand dit Carolus-Duran - Mademoiselle de Lancey
Jean-Auguste-Dominique Ingres - François 1er reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci
Eugène Delacroix - Combat du Giaour et du Pacha
Jacob Mardochée dit Jacob-Petit - Pendule au mameluk
Jean-Baptiste Carpeaux - Buste de Samuel Welles de La Valette
Gustave Courbet - Courbet au chien noir
Édouard Manet - Portrait de Théodore Duret
Louis Léopold Boilly - Portrait de mademoiselle Athénaïs d’Albenas
Paul Gauguin - Vieil homme au bâton
Jean-Baptiste Carpeaux - Ugolin
Jan  Van Beers   - Les funérailles de Charles le Bon, Comte de Flandre, célébrées à Bruges dans l’église Saint-Christophe le 22 avril 1127
Gustave Courbet - La sieste pendant la saison des foins (montagne du Doubs)
Alfred de Dreux - Portrait de Monsieur et Madame Mosselman et de leurs deux filles
Jean-Désiré Ringel d'Illzach - Portrait de Jeanne et Mme Albert Dammouse
Octave  Penguilly L’Haridon  - Côtes de Belleville
Gustave Doré - La Vallée de larmes
Gustave Doré - L’Ascension
Camille  Pissarro - Le Pont Royal et le Pavillon de Flore
Paul Delaroche - Portrait d'Horace Delaroche

L’amateur d’estampes

Honoré
Daumier
Marseille, 1808 – Valmondois, 1879
Vers 1860
Huile sur toile
H. : 41 ; L. : 33,5 cm

Le prolixe dessinateur que fut Daumier peignit très librement pour lui-même, reprenant dans des versions successives les mêmes sujets. L’amateur absorbé dans la recherche d’une gravure fait partie de ces personnages de la petite bourgeoisie parisienne cher à Daumier.
L’Amateur illustre l’émergence, dans la France de Balzac, d’un nouveau type de collectionneur qui émerge durant le Second Empire. La fondation de la Société des aquafortistes en 1861, correspond au renouveau de l’intérêt porté par ces amateurs pour l’estampe originale, plus accessible que la peinture à des revenus modestes.
Tout en continuant à observer les mœurs et caractères de son temps, Daumier abandonne ici la verve satirique du lithographe des Croquis de Salon, pour donner à son personnage une expression plus universelle. L’ambiance recueillie traitée en clair obscur, la sobriété des camaïeux, la monumentalité des modelés rappellent cette impression de gravité paisible qui émane des intérieurs de Chardin.

Nous disposons de peu de repères pour connaître la chronologie et l’évolution stylistique des peintures de Daumier demeurées, à de rares exceptions près, dans l’atelier. Sa production dut s’intensifier après son licenciement du journal Le Charivari en 1860,  disposant dès lors de plus de temps pour se consacrer à la peinture de chevalet. Célébré de son vivant par Delacroix et Baudelaire, Daumier vendit ses oeuvres à un cercle restreint d’amateurs, tel Corot, l’ami attentionné, qui conserva jusqu’à la fin de sa vie ce tableau.
I. C.


Marques Inscriptions Poinçons : 
Signé en bas à gauche : h. Daumier
Numéro d'inventaire: 
PPP00039
Numéro d'inventaire : PPP00039
Mode d'acquisition : Legs Eugène Jacquette, 1899
Oeuvre non exposée actuellement
Section : XIXe siècle
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