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Georges Clairin - Portrait de Sarah Bernhardt
Armand Point - Coffret «aux paons»
Camille Alaphilippe - La Femme au singe
Aristide  Maillol - Femme nue assise, la main gauche sur la tête. Etude pour la Méditerranée
Louis-Robert Carrier-Belleuse - Vase La Lutte pour la vie
Léon  Lhermitte - Les Halles
Pierre-Auguste Renoir - Ambroise Vollard au foulard rouge
Jean Carriès - Mon portrait
Emile Gallé - Vase à deux anses
Georges-Henri Lemaire - Le Silence ou Immortalité
Charles-Alexandre Giron - La Femme aux gants, dite La Parisienne
Paul Sérusier - Tricoteuse au bas rose
Pierre-Auguste  Renoir - Portrait de Madame de Bonnières
Berthe Morisot - Jeune fille en décolleté - La fleur aux cheveux
Pierre Bonnard - Conversation à Arcachon
Pierre-Adrien Dalpayrat - Plat : Le Jugement de Pâris
Joseph-Marius Avy  - Bal blanc
Marie Constantine Bashkirtseff - Parisienne, portrait d’Irma
Maurice Denis - Baigneuses à Perros-Guirec
Fernand Pelez - La Vachalcade
Camille  Pissarro - Le Pont Royal et le Pavillon de Flore
Alfred Sisley - L’église de Moret (le soir)
Théophile Alexandre Steinlen - Bal du 14 juillet

Coffret «aux paons»

Armand
Point
Alger, 1861 – Naples, 1932
1899
Bois, bronze ciselé et doré, émaux champlevés et cloisonnés opaques, translucides et sur paillons, lapis-lazuli, cabochons de pierres de couleur
H : 39 cm ; l : 39,6 cm ; P. : 31 cm

Armand Point acquiert une première formation auprès de l’aquarelliste et peintre de paysage Auguste-Clément Herst. Un séjour en Afrique du Nord lui inspire une série de tableaux orientalistes dont plusieurs sont achetés par l’Etat. En 1894, il voyage en Italie et s’enthousiasme pour les peintres de la Renaissance.
A partir de 1895, il entreprend des essais d’émaillerie et fonde en forêt de Fontainebleau une colonie d’artistes, que le poète Elémir Bourges appelle Hauteclaire, du nom de l’épée d’Olivier, un compagnon de Roland. Le coffret aux paons trouve son inspiration dans les chefs-d’œuvre de l’orfèvrerie limousine, conservés au musée de Cluny (Paris).
Armand Point utilise les différentes techniques de l’émaillerie pour créer un objet d’un grand raffinement. L’unité décorative du coffret est assurée par le motif du paon, ciselé en forme de pied, à la base du coffret ou faisant la roue au sommet du toit. Sur les quatre parois, des paons émaillés déploient leurs traînes au milieu de rameaux de vigne contorsionnés.

Le paon, symbole d’immortalité, et les grappes de raisins, qui font allusion à la Passion du Christ et à l’Eucharistie, sont deux motifs empruntés à l’art paléochrétien. La richesse de la couleur qui joue sur les accords de rouges et de verts, l’élégance des lignes en forme d’arabesques font de ce coffret un des plus brillants exemples de l’ « art décoratif symboliste ».
D. M.

Numéro d'inventaire: 
OGAL00075
Numéro d'inventaire : OGAL00075
Mode d'acquisition : Achat en 1899
Salle 1. Les arts décoratifs en 1900
Section : Paris 1900
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