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Alfred Sisley - L’église de Moret (le soir)
Jean-Baptiste-Camille Corot - Marietta, dite L’odalisque romaine
Jean-Baptiste Carpeaux - Mademoiselle Fiocre
Louis-Ferdinand  Lachassaigne - Vase - Van Dyck peignant son premier tableau
Jean-Auguste-Dominique Ingres - François 1er reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci
Fernand Pelez - La Mort de l'empereur Commode
Eugène Delacroix - Combat du Giaour et du Pacha
Jacob Mardochée dit Jacob-Petit - Pendule au mameluk
Édouard Manet - Portrait de Théodore Duret
Louis Léopold Boilly - Portrait de mademoiselle Athénaïs d’Albenas
Paul Gauguin - Vieil homme au bâton
Jean-Baptiste Carpeaux - Ugolin
Jan  Van Beers   - Les funérailles de Charles le Bon, Comte de Flandre, célébrées à Bruges dans l’église Saint-Christophe le 22 avril 1127
 Ernest Chaplet et Albert Dammouse - Paire de vases
Jean-Baptiste Carpeaux - Buste de Samuel Welles de La Valette
Gustave Courbet - La sieste pendant la saison des foins (montagne du Doubs)

Bal du 14 juillet

Théophile Alexandre
Steinlen
Lausanne, 1859 – Paris, 1923
1889
Huile sur toile
H. : 190 ; L. : 272 cm

Avec ses personnages attablés aux terrasses des cafés et ses danseurs enlacés, Steinlen saisit dans un style coloré et incisif l’exubérance joyeuse d’un bal. Le peintre rassemble pour cette fête du 14 juillet toute une panoplie de figures familières du Paris populaire et canaille : ouvriers, artisans, gens de maison mais aussi souteneurs et escrocs que l’on surnomme alors les Apaches.
La rue pavoisée de drapeaux tricolores sert de décor à cette fête nocturne qui s’illumine aux feux des lampions.
Installé à Montmartre depuis 1881, le suisse Steinlen est un familier de ce moment de liesse populaire. Depuis son instauration en 1880, le 14 juillet qui rappelle la prise de la Bastille, emblème du renversement du pouvoir monarchique, est un moment de cristallisation de l’identité nationale. Au fil des années, les manifestations gagnent les faubourgs de la capitale décorés pour l’occasion d’arcs de triomphe, de guirlandes de feuillages, de drapeaux et de lampions. Fervent lecteur de Zola dont il est l’ami, Steinlen se fait connaître par ses illustrations et ses caricatures sociales et politiques qui paraissent dans la presse. Mais, comme son aîné Daumier, il consacre à la peinture la part la plus secrète et la plus libre de sa création. En novembre 1959 Le Bal du 14 juillet  figure à la rétrospective que le Salon d’automne consacre à Steinlen. Cette peinture qui est l’une des plus grandes peintes par l’artiste rejoint alors les collections de la Ville de Paris.
I.C.

Numéro d'inventaire : PPP04861
Mode d'acquisition : Inscrit sur les inventaires du Petit Palais en 1961
Salle 3 : Roll et le naturalisme
Section : XIXe siècle
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