+ TOUS LES MUSÉES DE LA VILLE DE PARIS

DéCOUVREZ LES 14 MUSéES DE LA VILLE DE PARIS

» Fermer
Dirck Van Delen - Scène galante dans un palais
David Teniers le Jeune - Les Fumeurs
Jan Steen - Le petit quêteur
 Le Lorrain (Claude Gellée dit) - Paysage avec le port de Santa Marinella
Petrus Paulus Rubens - L'Enlèvement de Proserpine
Adriaen Van Ostade - L'Analyse
Jacob Jordaens - Le Repos de Diane
 Rembrandt - Portrait de l'artiste en costume oriental
Meindert Hobbema - Les Moulins
Nicolas de Largillierre - Perdrix rouge dans une niche
Henri Mauperché - Paysage
Frans Van Mieris dit Mieris le Vieux - Le Chant interrompu
Nicolas Poussin - Le Massacre des Innocents
Abraham de Vries - Portrait d'homme

Le petit quêteur

Jan
Steen
Leyde, 1626 - Leyde, 1679
Vers 1663-1665
Huile sur bois
H. 59 cm ; L. 51 cm

Le Petit quêteur est un tableau centré sur la figure d’un petit garçon portant un déguisement de fortune. Il est promené dans un village par une jeune femme et fait la quête, les yeux baissés sur la coupe qu’il tient. Un homme se penche pour lui donner une pièce, tandis que les villageois regardent la scène d’un air amusé.

Plusieurs interprétations ont été proposées pour tenter de définir le sujet représenté. On a voulu y voir successivement une procession de la fête de la Pentecôte, une petite fille punie portant un bonnet d’âne et un petit idiot faisant la quête. La fleur (pinksterbloem, « fleur de mai » que tenait une fillette à la tête des processions chrétiennes)  que tend le bébé assis sur la balustrade, et la proximité avec la composition de La Reine de Mai (Philadelphie, Museum of Art) rapprochent ce tableau de la thématique de la fête de la Pentecôte.

Steen emploie ici un ton satirique : les expressions des villageois sont rieuses, voire moqueuses, le cerceau et le moulin tenus par les deux enfants sur la gauche du tableau sont des symboles d’une vie menée sans jugement, et la couronne du quêteur ressemble étrangement à un bonnet d’âne. Ce tableau peut se lire comme une critique sociale de la mendicité des petits orphelins promenés dans les rues lors de processions religieuses.

Ce tableau trahit l’influence d’Adriaen van Ostade, et notamment de son « réalisme rustique ». L’insertion de couleurs vives et le regain d’intérêt pour son maître permettent de dater le tableau des années 1663-1665, lorsque Jan Steen se trouvait à Haarlem.

A. R.

Numéro d'inventaire: 
PDUT00930
Numéro d'inventaire : PDUT00930
Mode d'acquisition : Legs Dutuit, 1902
Oeuvre non exposée actuellement
Passer votre souris sur l'oeuvre pour la voir en détail.