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 Anonyme - Chaise à porteurs
François Boucher - La danse du petit chien
Jean-Baptiste Greuze - Un berger qui tente le sort pour savoir s’il est aimé de sa bergère
Hubert Robert - La Blanchisserie
 Jean Moisy (horloger) et Jean-Claude Chambellan dit Duplessis (orfèvre) - Pendule à orgues au concert de singes
Hubert Robert - Lavandières dans un parc
 Adrien Delorme et Pierre Roussel - Commode
Giambattista  Tiepolo - Alexandre et Bucéphale
Nicolas Sageot - Table bureau dit bureau Mazarin
Claude Joseph Vernet - Les Cascatelles de Tivoli
Jean-Honoré Fragonard - Jérôme de La Lande
 Manufacture de Beauvais  - Tapisserie : Psyché conduite par Zéphyr dans le palais de l'Amour et Psyché montrant ses richesses à ses sœurs
Roger Van der Cruse dit  La Croix (RVLC) - Meuble combiné : commode à battants - secrétaire en tiroir - armoire (à rideaux)
Jacques Louis David - La mort de Sénèque

Lavandières dans un parc

Hubert
Robert
Paris, 1733 - Paris, 1790
Vers 1775
Huile sur toile
H. 56 cm ; l. 45,5 cm

Les Lavandières dans un parc constituent l’un des chefs-d’œuvre d’Hubert Robert, au sommet de son art.

Bien que ce tableau ait été peint en France, le souvenir des jardins italiens y est encore vivace. Hubert Robert ne s’en départit d’ailleurs jamais. Les dessins griffonnés dans les parcs des villas de la Ville éternelle n’ont eu de cesse de stimuler son imagination afin d’aboutir à des créations idéales mêlant réalité et invention.

Nommé « dessinateur des jardins du Roi », à son retour en France, il conçoit des jardins pittoresques combinant, de la même manière que dans ses compositions picturales, ruines, statues, fontaines et bosquets. Les Lavandières sont le reflet de cette double expérience.

D’une part, le peintre associe une fontaine monumentale rappelant celle de la villa Conti à Frascati, et une cascade d’escaliers, qui semble se souvenir de l’incroyable réalisation de Pirro Ligorio pour les jardins de la Villa d’Este. D’autre part, c’est bien la conception paysagère et l’expérience acquise grâce à ses fonctions officielles, qui l’ont amené à considérer le parc comme un lieu de vie. Il en fait ici une « ruine », qui ne constitue plus un écrin à l’agrément, mais un espace investi par le petit peuple. Ainsi, ce ne sont pas de nobles promeneurs qui arpentent ce jardin fantaisiste, mais bien des lavandières s’adonnant à leur dur labeur.

A. R.

Numéro d'inventaire: 
PDUT00881
Numéro d'inventaire : PDUT00881
Mode d'acquisition : Legs Dutuit, 1902
Salle 12. L'art sous Louis XVI
Section : XVIIIe siècle
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