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Rencontres littéraires de la MEL

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Les mercredis, jeudis et samedis, la Maison des écrivains et de la littérature pense et organise des rencontres avec des auteurs contemporains. Ces moments déclinent chaque mois des thématiques originales où l’interrogation est posée avec un perpétuel souci de l’exigence.

Entrée libre

Cycle « les mercredis littéraires au Petit Palais »

Mercredi 7 mars de 13 h à 14 h 30 : « Entendez-voir, la littérature est-elle solu­ble dans la télévision ? »

Des écrivains contemporains revisitent des moments littéraires de la télévision. Rencontres organisées avec l’Ina. Marianne Alphant a choisi de porter un regard sur un auteur qui n’a pas connu la télévision mais dont on fête cependant, cette année, le tricentenaire : Jean-Jacques Rousseau. La télévision permettant aussi d’évoquer l’absence, elle a donc choisi des archives Ina présentant l’écrivain philosophe. À l’issue de la projection, elle lira un texte inédit et s’entretiendra avec Alain Nicolas, responsable des pages littéraires de L’Humanité. Anciennement directrice des Revues parlées du Centre G. Pompidou, Marianne Alphant est l’auteur de Grandes “Ô» (1975) paru chez Gallimard et Petite nuit (2008), chez P.O.L. Elle a également consacré plusieurs ouvrages à Claude Monet (Hazan), et publié Explications. Entretiens avec Pierre Guyotat (Léo Scheer, 2010).


Mercredi 28 mars de 13 h à 15 h : « À demain, la poésie »avec Mathieu Bénézet

Pour la Mel, l’universitaire et critique littéraire Pierre Vilar anime ce séminaire public qui a pour objet de questionner les enjeux et les formes de la poésie actuelle. Il accueille le poète Mathieu Bénézet.

Mathieu Bénézet a participé à la fondation de plusieurs revues dont Première Livraison (1975-1976) avec Philippe Lacoue-Labarthe et Digraphe (1974-2000) avec Jean Ristat. Parmi ses derniers ouvrages figurent Il vient d’un enfant dans un autre livre (L’arachnoïde, 2010) et H. O. ou Hamlet omelette (Léo Scheer, 2011). Né en 1965, Pierre Vilar est critique et maître de conférences à l’université Paris VII Diderot. Il enseigne la littérature française des XXe et XXIe siècles et a notamment travaillé sur Henri Michaux, Michel Leiris, Georges Henein, Claude Estéban…


Mercredi 4 avril de 13 h à 14 h 30 : « Entendez-voir, la littérature est-elle solu­ble dans la télévision ? »

Des écrivains contemporains revisitent des moments littéraires de la télévision. Rencontres organisées avec l’Ina. Frédéric Boyer est l’auteur invité par la Mel et l’Ina à sélectionner dans les fonds d’archives Ina des émissions et des entretiens. À l’issue de la projection, il lira un texte inédit rédigé pour cette rencontre et s’entretiendra avec Francesca Isidori, journaliste et critique. Responsable du secteur adulte, sciences humaines et religion aux éditions Bayard, Frédéric Boyer y a dirigé la Bible, nouvelle traduction, collectif paru en 2001. Chez P.O.L, il a publié une trentaine de titres dont une nouvelle traduction des Confessions de Saint-Augustin (Les Aveux, 2008) et en 2012, le roman Personne ne meurt jamais, un texte sur les origines du christianisme, Sexy Lamb, ainsi que le texte dramatique Phèdre les oiseaux, prochainement mis en scène par Jean-Baptiste Sastre.

 

Mercredi 18 avril de 13 h à 15 h : « À demain, la poésie »avec Jacques Réda

Pour la Mel, l’universitaire et critique littéraire Pierre Vilar anime ce séminaire public qui a pour objet de questionner les enjeux et les formes de la poésie actuelle. Il accueille pour cette rencontre le poète Jacques Réda.

Jacques Réda est né à Lunéville en 1929. Il a dirigé la Nouvelle Revue française de 1987 à 1996. Poète, il est également l’auteur de récits en prose et grand amateur de musique, spécialement de jazz. Il est membre du comité de lecture des éditions Gallimard où il a dirigé la collection « Le chemin ». En 1993, l’ensemble de son oeuvre est récompensé par le Grand prix de l’Académie française et en 1999 par le Prix Goncourt de la poésie. Ses derniers ouvrages sont Autoportraits (Fata Morgana, 2010), Le Grand Orchestre (Gallimard, 2011) et Moana (Fata Morgana, 2011).

 

Mercredi 25 avril de 13 h à 14 h30 : « Vivre et écrire à Barcelone » avec Mathias Énard, Sergi Pàmies et Francesc Serés

La délégation du gouvernement de Catalogne en France, l’Institut Ramon Llull et les éditions Jacqueline Chambon s’associent à la Mel pour célébrer la Sant Jordi, fameuse fête traditionnelle de la littérature en Catalogne. À l’occasion de l’exposition consacrée par le Petit Palais au peintre catalan José Maria Sert, Mathias Énard, installé depuis 2000 dans la cité de Gaudí, s’entretiendra avec Sergi Pàmies et Francesc Serés autour du thème « Vivre et écrire à Barcelone ». Selon la coutume, les auditeurs se verront offrir des roses ainsi qu’un livret réunissant les textes des auteurs invités.

Éditorialiste à La Vanguardia et traducteur de Jean-Philippe Toussaint, Agota Kristof ou encore Amélie Nothomb, Sergi Pàmies est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages parus aux éditions Jacqueline Chambon. Parmi eux, Le Grand Roman de Barcelone (2003) ainsi qu’un récent recueil de nouvelles, La Bicyclette statique (2011).

Francesc Serés a reçu plusieurs récompenses catalanes, notamment pour son recueil de nouvelles La Force de gravité, dernièrement traduit chez Fédérop. En avril 2012, les éditions Jacqueline Chambon publieront ses Contes russes, déjà salués par le prix barcelonais de la littérature en catalan. Le dernier livre de Mathias Énard, L’Alcool et la nostalgie est publié aux éditions Inculte.

 

Cycle « les impromptus »

Samedi 10 mars de 15 h à 17 h : L’enfance en partage, Didier Cahen et Claude Garache« Rendre grâce// aux yeux de l’enfance// pour voir comme en moi-même » Didier Cahen, Un monde en prose (Apogée, 2003).

Souvent les écrivains s’associent à d’autres artistes pour créer des ouvrages d’ex­ception. La collaboration entre le poète Didier Cahen et le peintre Claude Garache, grâce au travail sensible de l’éditeur et plasticien Thierry Le Saëc, le prouve, avec la réalisation de 3 jours (Canopée, 2011). Dans le cadre du Printemps des poètes, la Mel et Gradiva proposent cette rencontre où correspondent peinture et écriture poétique(s). Poète et essayiste, Didier Cahen a publié Edmond Jabès (Se­ghers, 2007) et rédigé des essais en revue ou dans des collectifs sur Blanchot, Derrida... Claude Garache est peintre et sculpteur. Des Entretiens avec lui sont parus chez Hazan (2010). Une exposition au Musée d’art mo­derne de la Ville de Paris lui sera consacrée fin mars 2012.

 

Jeudi 22 mars  de 18 h à 19 h 30 : Dégage ! Une révolution

Les révolutions s’écrivent autant qu’elles se livrent. À l’occasion de la parution de Dégage ! Une révolution, chez Phébus, célébrant l’insurrection tunisienne à partir de photos de professionnels et d’amateurs réunis, sous l’impulsion de Leila Soussi, en un collectif nommé Dégage, la Mel entend accompagner l’anniversaire de cette révolution en décryptant la force des images et des mots qui marquent souvent un événement historique. Que disent les slogans au-delà de leur énoncé ? Comment exacerbent-ils les sentiments, les pensées ? Quel en est le génie ? En présence des co-auteurs de l’ouvrage Colette Fellous et Abdelwahab Meddeb (sous réserve), du photographe Yassine Meddeb Hamrouni et d’Anne-Marie Garat et Yves Pagès avec le soutien de Blandine de Caunes.

 

Cycle « les samedis littéraires au Petit Palais »

Samedi 24 mars de 11 h à 17 h : Pierre Dumayet, un artiste de la question. L’oeuvre que nous laisse Pierre Dumayet est à la fois monu­mentale et insaisissable. Mais par la forme paradoxale et intempestive qu’il a su lui don­ner, elle acquiert aujourd’hui une puissance d’élucidation exemplaire qui a peu d’équi­valent. Pierre Dumayet aurait aimé que ses amis portent au présent et au futur cette virtus du questionnement et de l’énigme qu’il avait initiée.

Cette journée ne sera donc pas un hommage ou un adieu, mais la première étape d’un grand voyage au long cours en sa compagnie. Il s’agira, pour commencer, de mesurer l’immense territoire des questions que sa curiosité l’a conduit à se poser, puis à formuler publiquement, avec la plus rigoureuse intelligence mais aussi avec malice, humour et générosité.

Pierre Dumayet se défendait d’être un « professionnel ». À l’heure où fourmillent les « experts », on cherchera à mieux comprendre la pertinence expérimentale de son travail : non pas l’éclectisme d’un amateur, mais une alliance inédite du « bon sens » le mieux partagé et de la « trouvaille » ou de la merveille surréaliste la plus irrévérencieuse. Accusé d’élitisme, Pierre Dumayet disait aussi qu’il ne comprenait pas en quoi quelque chose qui l’intéressait lui, ne pourrait pas intéresser tout le monde.

L’art de l’interrogation sera le fil rouge de cette journée, à laquelle prendront part Pierre Alechinsky, Robert Bober, Pierre-Marc de Biasi, Antoine Perraud, Valérie Marin-la-Meslée, Daniel Pennac (sous réserve). Des extraits de films et d’émissions accompagneront les témoignages. Le comédien Philippe Morier-Genoud lira des fragments de ses œuvres, en donnant à entendre la voix singulière d’une écriture. En partenariat avec l’Ina et la SCAM.


Samedi 7 avril de 10 h 15 à 17 h : Deuxième journée internationale de l’entretien

Parce que la Mel s’est toujours interrogée sur la manière de rendre publique la parole des auteurs, elle va, pour la 2ème année, réfléchir avec David Christoffel à cet objet hybride, entre genre médiatique et impossible littéraire : l’entretien. Il s’agira donc de poser la question de la question. Peut-il y avoir de mauvaises questions ? Comment l’entretien peut-il prendre forme littéraire ? Que peut faire un poète aujourd’hui avec les Radioscopies de Jacques Chancel ? Où s’inscrit la poésie dans ce questionnement ? Le prix de la « pire meilleure question bateau » (réservé aux étudiants) sera décerné. Entre autres récompenses, le lauréat pourra s’entretenir avec Hervé Le Tellier. Avec : David Christoffel (auteur, chroniqueur), Dominique Quélen (poète), Nathalie Rannou (universitaire), Jacques Rebotier (écrivain, compositeur), Thomas Baumgartner (producteur) et Hervé Le Tellier (écrivain).

 

Samedi 21 avril de 15 h à 17 h : Hommage à Henri Meschonnic

À l’occasion des 80 ans de la naissance d’Henri Meschonnic (1932-2009), la Revue Europe, qui lui consacre un numéro spécial début mars, et la Mel s’associent pour rendre un commun hommage à ce poète et théoricien du langage. Avec : Jean-Baptiste Para, rédacteur en chef de la revue Europe et Serge Martin, Jacques Ancet, Bernard Noël, Jean-Claude Chevalier, Gérard Dessons et Laurent Mourey.

La rencontre donnera également lieu à la projection du film Henri Meschonnic ou la poétique du rythme de Maxime Gervais, Elodie Lélu et Thomas Vercruysse. Célèbre pour ses travaux de philosophe et de linguiste Henri Meschonnic fut également un de ces grands « Voyageurs de la voix », recueil pour lequel il reçut le prix Mallarmé en 1986.

 

Cycle « cinéastes à la Mel »

Jeudi 19 avril de 18 h à 19 h 30 : Littérature et cinéma avec Benoît Jacquot et Chantal Thomas

La Mel s’associe à l’Ina et à Francesca Isidori pour organiser ce nouveau cycle. Pour cette première séance, le cinéaste Benoît Jacquot viendra évoquer ses liens avec le texte littéraire, puisque de son premier long métrage L’assassin musicien (1975), adapté d’une nouvelle de Dostoïevski, jusqu’au téléfilm Les Faux monnayeurs adapté d’André Gide, il n’a cessé de construire son oeuvre à partir de pièces de théâtre ou de romans. L’écrivain Chantal Thomas, dont il vient d’adapter Les Adieux à la reine et le romancier Gilles Taurand, témoigneront, avec lui, de leur collaboration. Chantal Thomas a récemment publié un roman intitulé Le Testament d’Olympe (Seuil, 2010) ainsi qu’un essai consacré à L’esprit de conversation (Rivages, 2011). Ses Adieux à la Reine, consacrés aux derniers jours de Marie-Antoinette lui avaient valu en 2002 le Prix Femina.

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