Mystère et poésie : la Femme au singe de Camille Alaphilippe
Cécilie Champy, Conservateur du Patrimoine
Si la Femme au singe est l’une des sculptures les plus appréciées du public, c’est aussi l’une des plus énigmatiques de la collection du musée du Petit Palais. Son auteur, le sculpteur Camille Alaphilippe est un artiste méconnu : né à Tours en 1874, prix de Rome en 1898, il se spécialise dans l’art de la céramique décorative et architecturale et reçoit quelques commandes officielles avant de s’installer en Algérie après la Première Guerre mondiale. La Femme au singe, exposée au Salon des Artistes Français en 1908, constitue une prouesse technique, avec l’association du bronze doré et du grès émaillé qui crée une polychromie raffinée. La Femme au singe constitue également un splendide hommage à la séduction féminine, thème de prédilection de l’art symboliste, qui trouve ses racines dans l’imaginaire néo-médiéval.
Le mardi 3 juillet de 12h30 à 14h, dans l'auditorium du musée.
Entrée libre dans la limite des places.


